Merci...

J'ai fait un rêve...

 

 

Nous étions 295... 231 Havérim, 45 Madrihim, 7 Magshimim, 6 Bogrim, Un shaliah, une Rinate, un mec qui s'appelait Yaniv et un autre Jonathan. Et puis une Stef, une Einate, et un certain David... et quelques autres âmes disséminées cà et là..Tout ce petit monde se réunissait pour former un seul et même Mahané Kaits dans une lieu paumé appelé La Brède.

 

Vous imaginez, vous, des Mered (7-11 ans), des Palmah (12-14) et un séminaire Alef (futurs Madrihim), soit presque 300 personnes autour d'une guitare, d'une danse, d'une commémoration du Vél d'Hiv, d'un Mifkad ? Pourquoi pas un "Semel" humain géant tant qu'on y est ! Pire, ces 300 personnes viendraient de France, de Belgique, d'Israël, du Brésil, des Etats-Unis et parleraient français, Belge :), hébreu, anglais, espagnol..

 

Mais soyons raisonnables, ce ne fut qu'un rêve...mais comme en rêve tout est permis, alors rêvons...

 

Tout a comméncé le 6 Juillet 2015 quand des autocars venus des 4 coins de France décidèrent de déverser des tas de gosses au lycée de la Sauque. Ils étaient bizarres et portaient une chemise bleue avec un fil rouge, chantaient des chansons d'ailleurs et dansaient sur des airs que les Kibboutzim les plus anciens n'oseraient plus en 2015.

 

Chaque matin, ces "gens" se réunissaient en forme de U, comptaient leurs "Havérim" en hébreu, levaient un drapeau au chant de ce qu'ils appelaient le "Chir Hapalmah". Ensuite, ils se dispersaient en petits groupes et discutaient d'Israël, d'antisémitisme, de sionisme, et de bien d'autres choses dont je ne me souviens pas. Ah si, j'ai entendu parler de démocratie et de liberté d'expression... ou quelque chose dans le genre !

 

Vers midi, un gars ou une fille prenait une guitare et lancait une "Shira", comme ils l'appelaient. Ce sont des chansons qui datent de la création de l'état d'Israël, parait-il !  Ah oui ! Je me souviens aussi d'un brouhaha indescriptible à l'heure du déjeuner. D'ailleurs,  je n'ai toujours pas compris pourquoi tout le monde tapait sur la table en hurlant un truc du style " Djimbalaya...".

 

Et puis, confidence pour confidence, je dois vous dire que je les ai aussi surpris en fin d'après-midi, juste après les douches, dansant sur des airs d'ailleurs, d'autrefois, dans une autre langue. Comme hors du temps ; une bulle impénétrable pour nous pauvres mortels.

 

J'ai aussi rêvé d'une immense table de Shabbat de 300 personnes ; d'une soirée avec des lettres de feu ; de rires ; de pleurs ; de retrouvailles et de séparations...; de colères et d'amour : d'envie de bien faire, de transmission et de bienveillance.

 

Mais qui étaient ces gens-là et qu'étaient-ils venus faire à cette heure si tardive de la nuit, à l'heure où Morphée emporte même les plus réticents ?

 

 

Je pense avoir trouvé la réponse...

 

Je pense qu'ils sont simplement venus me dire qu' à L'habonim Dror rien n'est impossible... et que même si les vents et les avis contraires m'ont plus d'une fois poussé à renoncer à ce rêve fou, j'ai décidé de tenir la barre et de fixer l'horizon en n'emportant avec moi que ceux qui y croyaient. Que lorsqu'on aime le mouvement et que notre seul moteur est d'offir aux plus jeunes ce que l'on a reçu, rien n'est surperflu ; rien n'est infaisable ;  rien n'est "trop"... qu'à la force du poignée et bien entouré, tout est possible, tout simplement.. et que le ciel est notre seule frontière.

 

Ils sont aussi venus me dire que l'Habonim Dror est un mouvement de jeunesse unique et utile, aujourd'hui plus que jamais, et qu'il a, et continuera de façonner des générations de jeunes avec la tête sur les épaules et Israël au fond du coeur. 

 

Ils étaient venus me dire tout cela.

 

 

L'heure est donc venue de leur répondre à mon tour et  de remercier chaleureusement les Madrihim de France et de Belgique pour leur travail et leur implication ; les Bogrim qui ont su accompagner, soutenir et offrir leur savoir, leur temps et leurs compétences à leurs Madrihim d'un coté, et supporter leur Shaliah de l'autre ; les administrateurs de France et de Belgique qui ont su rendre ce rêve fou, réel et viable. Et puis remercier aussi tous ceux qui de près ou de loin y ont cru et se sont battus au quotidien pour offrir à nos Havérim ce qu'ils méritent.

 

Je voudrais aussi rendre un hommage appuyé à David Ben Ichou, le désormais ex-trésorier de l'Habonim Dror Paris sans qui cette aventure n'aurait jamais été possible. Au nom de l'Habonim Dror et en mon nom personnel, je lui souhaite une belle et heureuse Alyah, et que lui et sa famille soient heureux en Israël.

 

Pour terminer, je voudrais remercier les Havérim et leurs parents pour la confiance qu'ils nous ont accordé cette année encore. Le défi fut ambitieux, le pari fou, et tous ensemble nous l'avons relevé avec fierté, détermination et amour... Car c'est bien d'amour dont il s'agit dans cette grande famille Habonim Dror qui est la nôtre.

 

 

Enfin, je voudrais souhaiter aux locaux de Bruxelles, de Marseille et de Paris, une belle année d'activités et de Mahanot, et dire à tous nos Havérim que dès Septembre, nous serons heureux de les recevoir dans nos locaux respectifs et de poursuivre ensemble cette belle aventure qu'est l'Habonim Dror. 

 

N'oubliez jamais que l'Habonim Dror contribue à faire de vous ce que vous êtes, et que c'est grâce à vous que l'Habonim Dror est ce qu'il est : un espace hors du temps.

 

Allez, si j'osais, je terminerais ce petit billet en vous disant : Pour 2016, on fait un rêve ?!

 

 

 

Merci à tous

Rony

 

"Alo Naalé...alé Véagshem" (montons et réalisons !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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